La GSD4

par Marc Peterschmitt, Vétérinaire

(document réservé aux amateurs de Norvégiens - Un document décrivant plus précisement la maladie et expliquant la conduite de l'élevage en ce domaine est à la disposition des éleveurs dans leur espace privé de ce site)

Vous n’êtes sans doute pas sans avoir remarqué que parmi les garanties sanitaires d’usage de certains élevages s’est glissée une nouvelle depuis peu : « parents dépistés et indemnes de GDS4 ». Quelle est donc cette maladie qui place le Norvégien en tête du hit-parade depuis le début de l’année? Maladie à la mode ou réalité ? Et surtout quel est le danger réel pour vous, amoureux de la race ?

La GDS4 est une maladie récessive, c’est-à-dire qu’un chaton ne sera malade que si ses parents lui ont chacun transmis la mutation.

En France les premiers résultats de la campagne de dépistage font état de 8 % de chats porteurs qui peuvent transmettre la mutation à leur descendance. Cela représente environ 0,17% de chats malades dont la grande majorité seront mort-nés … Le risque d’acheter un chaton Norvégien qui développera la maladie est donc infime, rien de comparable avec la CMH du Maine Coon ou la PKD du Persan.

Malheureusement le risque zéro n’existe pas, c’est pourquoi l’AID Skogkatt s’est engagée, depuis 2007, dans cette problématique pour éradiquer cette maladie héréditaire et vous garantir des chatons en bonne santé.
Renseignez-vous donc au sujet du statut du chaton -ou de ses parents- que vous voulez acquérir.
Si les deux parents sont sains, le chaton sera également sain.
Si un des parents est porteur, le chaton sera soit porteur ou sain. Un test vous apportera la réponse mais n’aura aucun intérêt si le chaton est destiné à couler une douce vie de compagnie. En effet, un chaton porteur aura une vie tout à fait normale, et ne développera jamais la maladie.

Seule obligation pour la protection de la race, ces chatons porteurs ne doivent pas reproduire pour éviter la dissémination de la tare c’est pourquoi certains éleveurs vous les vendront déjà stérilisés. C’est la meilleure alternative, vous n’aurez plus à vous soucier de ce problème de stérilisation par la suite.
Si le chaton que vous accueillez est porteur et non stérilisé, jouez le jeu et faites le stériliser, il sera beaucoup plus heureux. L’élevage n’est pas un jeu!
Pour protéger la race Norvégienne et la garder saine, nous devons tous œuvrer dans le sens d’une éradication de la tare.